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Programme d’urgence de développement communautaire

Accueil / Actualités / Témoignages / Une nouvelle batteuse qui soulage les souffrances

Séo Ngaraf est cité en exemple dans cette communauté rurale de Bambey. Composés essentiellement de cultivateurs, ses habitants étaient confrontés à de dures conditions d’existence. Ne disposant pas d’unités de transformation, une bonne partie de leurs récoltes se perdait dans la nature.

11 juin 2018

Depuis l’installation d’une nouvelle batteuse, leur situation change et ils se sentent soulagés.

Fatou Dioug, présidente de l’association « Sope Fatoumata Binetou »

« Nous avons reçu cette batteuse, pour soulager notre souffrance. Avant son arrivée, nous étions confrontées à de sérieux problèmes logistiques. Nous étions essentiellement dépendantes des autres villages et on s’y rendait en file indienne. Après chaque récolte, nous devions acheminer notre mil très loin, à la recherche de vent frais, donc tributaires du climat. Il arrivait que les récoltes restent entre nos mains durant des jours, parce que les conditions climatiques n’étaient pas favorables. Surtout en période hivernale.

Quand la machine est arrivée, nous avons constaté un meilleur rendement. Et du coup, nous proposons même nos services à d’autres qui n’ont pas eu la même chance. On travaillait comme des esclaves. Désormais, cette époque est révolue. Nous disposons maintenant de notre temps et trouvons d’autres occupations. »

Mbissa Diey, chef de village

« Nous sommes principalement des cultivateurs dans cette contrée. Chaque année, lors des récoltes, nous étions confrontés à d’énormes difficultés pour tirer assez de profits de notre activité. Les batteuses venaient principalement de régions lointaines et n’arrivaient pas toujours à temps pour satisfaire tout le monde. Aussi, nous étions très heureux de recevoir cette batteuse, il y a quelque mois.

Après réception, nous ne savions pas trop comment la faire tourner, surtout qu’elle était mal montée. Nous avons dû nous débrouiller seuls, avec l’aide d’un technicien, pour régler le problème, sur fonds propres. Au début, les gens l’avaient boudée. Mais lorsqu’ils m’ont vu en tirer profit, ils ont été rassurés et ont fini par l’adopter. Nous nous en félicitons. Il est important d’apprendre à pêcher plutôt que de demander du poisson tous les jours ».

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