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	<title>PUDC </title>
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	<description>Programme d'Urgence de D&#233;veloppement Communautaire du S&#233;n&#233;gal</description>
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		<title>PUDC </title>
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		<title>Quand l'&#233;lectricit&#233; fait jaillir le changement dans le monde rural</title>
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		<dc:date>2020-10-08T11:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les habitants de S&#233;bou, dans le d&#233;partement de Bakel, aiment pr&#233;senter leur localit&#233; comme &#8216;'le dernier village du S&#233;n&#233;gal'', &#224; la fronti&#232;re avec le Mali. Et comme il est difficile de se rep&#233;rer au milieu de ces collines verdoyantes, il faut se renseigner pour s'assurer qu'on est sur le bon chemin. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette d&#233;nomination ne doit en effet rien au hasard, car se rendre dans cette localit&#233; rel&#232;ve d'un v&#233;ritable parcours du combattant. Le voyageur n'a en fait d'autre choix que d'emprunter des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH86/arton59-7ec52.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les habitants de S&#233;bou, dans le d&#233;partement de Bakel, aiment pr&#233;senter leur localit&#233; comme &#8216;'le dernier village du S&#233;n&#233;gal'', &#224; la fronti&#232;re avec le Mali. Et comme il est difficile de se rep&#233;rer au milieu de ces collines verdoyantes, il faut se renseigner pour s'assurer qu'on est sur le bon chemin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette d&#233;nomination ne doit en effet rien au hasard, car se rendre dans cette localit&#233; rel&#232;ve d'un v&#233;ritable parcours du combattant. Le voyageur n'a en fait d'autre choix que d'emprunter des pistes. Mais en cette p&#233;riode d'hivernage, celles-ci sont rendues impraticables en certains endroits par des flaques d'eau. Ce qui oblige &#224; les contourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout d'une dizaine de kilom&#232;tres, surgit enfin S&#233;bou. Avec ses .500 habitants, il est le &#8216;'dernier village du S&#233;n&#233;gal'' avant le Mali, situ&#233; de l'autre c&#244;t&#233; du fleuve. Ici, on est &#224; cheval sur deux fronti&#232;res, puisque la Mauritanie se trouve &#224; 6 km seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bou est une localit&#233; peupl&#233;e d'agriculteurs et d'&#233;leveurs et surtout une terre d'&#233;migration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 300 ans d'existence, les habitants du village &#8216;'se sentent plus S&#233;n&#233;galais'' maintenant, sourit Mamadou Oumar Diallo, natif de S&#233;bou et conseiller municipal &#224; Ballou. En effet, depuis le 13 d&#233;cembre 2019, la localit&#233; a acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233; gr&#226;ce au Programme d'urgence de d&#233;veloppement communautaire (PUDC), pour un co&#251;t de 75 410 001 francs Cfa avec le raccordement aux r&#233;seaux Moyenne tension (MT) et Basse tension (BT).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Un programme qui a imprim&#233; ses marques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous la houlette de son directeur national Cheikh Diop, le programme a imprim&#233; sa marque dans plusieurs coins du pays, dans les domaines des pistes, de l'hydraulique, de l'&#233;lectricit&#233;, des &#233;quipements post-r&#233;coltes, des cha&#238;nes de valeurs. De quoi am&#233;liorer sensiblement les conditions de vie des b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le volet &#233;lectrification rurale, le rapport annuel 2019 rappelle que l'objectif &#233;tait, dans le cadre de la phase 1, d'&#233;lectrifier 420 villages, dont 310 par raccordement au r&#233;seau Moyenne tension (MT)/Basse tension (BT), 102 par la construction de centrales solaires (pour une puissance totale pr&#233;vue de 2,85 m&#233;gawatt) et 8 par installation de 460 kits individuels et 78 lampadaires solaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; 144 villages d&#233;j&#224; aliment&#233;s en &#233;lectricit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'alimentation &#233;lectrique de plusieurs infrastructures socio-&#233;conomiques (infrastructures scolaires et sanitaires, ouvrages hydrauliques, &#233;tablissements religieux&#8230;) &#233;tait &#233;galement pr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le raccordement au r&#233;seau MT/BT est en cours dans 221 villages. Les travaux sont finalis&#233;s dans 161 villages (73%) et les lignes sont mises en service dans plus de 144 villages pour une population de plus de 123.200 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;lectrification par voie solaire, les travaux de construction de centrales solaires sont en cours dans 73 villages, 50 centrales photovolta&#239;ques (49%) sont d&#233;j&#224; finalis&#233;es, dont 41 mises en service pour une population totale de 31.300 personnes. L'installation du r&#233;seau basse tension dans les villages &#224; &#233;lectrifier par voie solaire a d&#233;marr&#233; dans 95 villages, dont 88 (86%) termin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets attendus de ce volet sont &#8216;'l'am&#233;lioration des conditions d'&#233;ducation scolaire des enfants dans les foyers gr&#226;ce &#224; l'&#233;clairage le soir et de la qualit&#233; de vie'', ''la r&#233;alisation d'&#233;conomies mon&#233;taires (r&#233;duction des d&#233;penses li&#233;es &#224; l'&#233;nergie)''. Ce volet devrait aussi favoriser &#171; la prolongation de certaines activit&#233;s &#233;conomiques au-del&#224; des heures d'&#233;clairage naturel ; l'Acc&#232;s aux TIC (rechargement t&#233;l&#233;phones, t&#233;l&#233;vision, internet&#8230;)''. Il est &#233;galement attendu de sa mise en oeuvre, ''l'am&#233;lioration du fonctionnement des structures de sant&#233; et une meilleure conservation des m&#233;dicaments'', ainsi que &#187;l'am&#233;lioration des revenus par l'existence de nouvelles opportunit&#233;s &#233;conomiques locales et l'am&#233;lioration de la s&#233;curit&#233;''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#8216;'une gestion efficace et une garantie de la p&#233;rennit&#233; des centrales construites'', le PUDC a opt&#233; &#8216;'pour une t&#233;l&#233;gestion avec un automatisme du poste standard''. C'est un dispositif qui permet d'assurer &#8216;'la gestion technique &#224; distance, de d&#233;celer en temps r&#233;el toute anomalie et d'effectuer les r&#233;parations requises''.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#8216;'Virage &#224; 180&#176;''&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au PUDC donc, l'&#233;lectrification de localit&#233;s implant&#233;es au c&#339;ur des campagnes s&#233;n&#233;galaises devient de plus en plus une r&#233;alit&#233;, comme &#224; S&#233;bou o&#249; &#8216;'la vie devient meilleure'', selon le conseiller municipal Mamadou Oumar Diallo. &#8216;'On se sent aujourd'hui S&#233;n&#233;galais. L'homme vit d'espoir. Et c'est maintenant que nous avons l'&#233;lectricit&#233; (&#8230;.)'', ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emigr&#233; en France, Mody Boly profite encore de ses vacances &#224; S&#233;bou. Ce fils du chef du village parle d'un &#8216;'virage &#224; 180&#176;''. &#8216;'L'&#233;lectricit&#233; a chang&#233; notre vie &#224; 80%. Je peux m&#234;me parler d'un virage &#224; 180&#176;. Senghor est pass&#233; dans le village. Il a m&#234;me un homonyme ici (&#8230;.) Macky Sall est venu ici (&#8230;)'', t&#233;moigne-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectrification change les conditions de vie. Le forage du village fonctionne &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Les femmes qui faisaient 11 km pour piler le mil et obtenir la farine pour le cous-cous du soir, le font dor&#233;navant &#224; 10 mn de chez elles. Un soudeur m&#233;tallique s'est install&#233;. Et des jeunes du village ont fait une formation en &#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'Il n'y avait pas d'espoir. On avait quoi ici ? L'espoir c'&#233;tait l'&#233;migration, il fallait &#233;migrer pour vivre. Aujourd'hui, les jeunes savent qu'on peut apprendre ici et travailler ici (&#8230;.). C'est avec l'&#233;lectricit&#233; qu'il n'y a plus de probl&#232;me d'eau. On a pu raccorder le forage &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Les femmes se levaient &#224; 5h du matin pour chercher de l'eau (&#8230;.) elles rentraient &#224; midi pour faire la cuisine. Or, l'eau est source de vie. Les femmes faisaient 11 km pour piler le mil ; ici on mange le cous-cous le soir. Tout &#231;a, c'est fini, on a tourn&#233; cette page'', soutient Mody Boly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'On &#233;tait S&#233;n&#233;galais juste par notre carte d'identit&#233; et on allait voter (&#8230;.). Je disais que Senghor est pass&#233; ici (&#8230;.) Macky Sall est venu ici lors de sa tourn&#233;e en 2011. Il a fait les 100 villages du Boundou. Il nous avait promis de meilleures de conditions de vie si on votait pour lui. Ce n'&#233;tait pas seulement un discours. La r&#233;alit&#233; est l&#224; aujourd'hui. Nous sommes un exemple. On peut citer le village en parlant d'&#233;mergence, en une ann&#233;e, les choses ont chang&#233; gr&#226;ce &#224; l'&#233;lectricit&#233;. On se sent m&#234;me plus S&#233;n&#233;galais que celui qui est &#224; Dakar'', ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il plaide pour l'affectation d'enseignants au coll&#232;ge de S&#233;bou, construit pour un co&#251;t de 70 millions de francs Cfa par les &#233;migr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; L'&#233;lectricit&#233;, une source de bienfaits &#224; S&#233;bou&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Khady Diallo ne tarit pas d'&#233;loges sur les bienfaits de l'&#233;lectrification de S&#233;bou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'Les bienfaits de l'&#233;lectricit&#233; sont nombreux. Nous nous rendions jusqu'&#224; Kidira ou Ballou pour avoir de la farine de mil. Aujourd'hui, on le fait ici parce qu'il y a un moulin qui fonctionne &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Nous avons nos frigos. On peut conserver nos aliments. Nous n'allons plus acheter la glace ailleurs. On peut en fabriquer ici, faire de la cr&#232;me glace. On peut faire du jus pour nos enfants alors qu'auparavant, cela nous venait d'ailleurs. Et on ne savait pas les conditions de pr&#233;paration, avec tous les risques. Maintenant, nous le faisons nous-m&#234;mes gr&#226;ce &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Nous avons la t&#233;l&#233;vision dans les maisons. Les enfants ne sortent plus pour regarder la t&#233;l&#233; &#224; l'ext&#233;rieur. Nous sommes en p&#233;riode de pand&#233;mie et on nous oblige de rester dans les maisons'', dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233; suscite l'espoir d'une vie meilleure sur ces terres du Boundou.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il en est aussi ainsi &#224; Dialiguel, village de la commune de B&#233;l&#233;, dans le d&#233;partement de Bakel. Ici &#233;galement, le PUDC a permis aux habitants d'acc&#233;der au courant, &#224; travers les r&#233;seaux Moyenne tension (MT) et Basse tension (BT), pour un co&#251;t de plus de 47 millions de francs Cfa. La mise en service a eu lieu le 28 ao&#251;t 2019 et le raccordement a &#233;t&#233; fait 20 jours avant le ramadan 2020.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; B&#233;n&#233;fice de 900 000 francs avec la vente de glace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui s'approvisionnaient en glace &#224; Kidira, &#224; des dizaines de km, ou ailleurs, ont pass&#233; &#8216;'le meilleur ramadan'' depuis des ann&#233;es en cette p&#233;riode de forte canicule. Et &#8216;'l'arriv&#233;e'' de l'&#233;lectricit&#233; a donn&#233; des id&#233;es entrepreunariales &#224; la famille Sy. Elle dispose aujourd'hui de sept frigos et s'est lanc&#233;e dans la vente de glace.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avant, c'&#233;tait difficile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'&lt;i&gt;Avant, c'&#233;tait difficile. Pour acheter de la glace, il fallait d&#233;bourser entre 500 francs Cfa et 1000 francs Cfa. C'&#233;tait encore plus difficile pendant le mois de ramadan avec la chaleur. Aujourd'hui, la situation a v&#233;ritablement chang&#233;. Nous avons pay&#233; de l'&#233;lectricit&#233; pour une valeur de 100 000 francs pour alimenter nos sept frigos. Nous fabriquons de la glace que nous vendons ici &#224; Dialiguel et dans les villages alentours&lt;/i&gt;'', explique Fatou Barry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; cette vente, l'entreprise familiale a pu faire un b&#233;n&#233;fice de 900.000 francs CFa qu'elle a &#233;pargn&#233; pour d'autres investissements. La vente de poulets est &#233;galement un cr&#233;neau.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233; &#224; 123 kilom&#232;tres de Tambacounda, le village de Did&#233; Gassama a lui aussi b&#233;n&#233;fici&#233; d'une centrale solaire et d'un r&#233;seau de distribution basse tension d'une puissance de 30 KWC pour un co&#251;t total de 129 millions de francs Cfa. Voil&#224; qui ouvre une &#232;re nouvelle dans ce village religieux du d&#233;partement de Bakel, fond&#233; en 1211 par Fod&#233; Abdoulaye Gassama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'Nous nous r&#233;jouissons beaucoup de l'&#233;lectrification du village. Nous avions avant des panneaux solaires, depuis 1992, des groupes &#233;lectrog&#232;nes. Les gens allaient &#224; Goudiry pour acheter de la glace, c'est une longue distance. Avec l'&#233;lectricit&#233; en permanence, il y a de bonnes perspectives. Aujourd'hui, par exemple, le forage fonctionne &#224; l'&#233;lectricit&#233;, nous avons des moulins &#224; mil. Le travail des femmes est all&#233;g&#233;. Vous avez les postes t&#233;l&#233;viseurs dans les domiciles. Chaque ann&#233;e, nous organisons ici une ziarra au cours de laquelle nous recevons du monde. Avec l'&#233;lectricit&#233;, nous allons encore am&#233;liorer l'organisation de cette manifestation religieuse. Nous remercions les autorit&#233;s'', confie El Hadj Gassama, en l'absence du Khalife de Did&#233; Gassama.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Une &#233;lectricit&#233; porteuse de changements &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fatoumata Gassama ose m&#234;me parler de &#8216;'Did&#233; &#233;mergent''. En poste depuis deux ans, l'Infirmi&#232;re-chef de poste (ICP) voit &#233;galement ses conditions de travail changer.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &#8216;'L'&#233;lectrification est une tr&#232;s bonne chose. Auparavant, nous avions un panneau solaire avec une puissance tr&#232;s limit&#233;e. Avec la centrale solaire, la situation va beaucoup changer. On peut mieux conserver certains m&#233;dicaments, nos vaccins, consulter &#224; tout moment, faire des accouchements la nuit. Il nous arrivait d'utiliser nos t&#233;l&#233;phones portables parfois en travaillant la nuit. Maintenant, travailler la nuit deviendra plus facile avec cet &#233;clairage en permanence'', souligne Aissata Niang.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Du Boundou au Djolof en passant par le bassin arachidier, le Rip et le Baol, l'&#233;lectricit&#233; a permis aux habitants de nombreux villages d'acc&#233;der &#224; certaines commodit&#233;s et les a ouverts sur le monde, tout en contribuant au renforcement de la s&#233;curit&#233; et donnant des id&#233;es entrepreunariales, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au PUDC, le village de Ngay&#232;ne Sabakh qui a vu le jour en 1370 et qui est aujourd'hui un chef-lieu de commune, a &#233;t&#233; &#233;lectrifi&#233; par un syst&#232;me de raccordement aux r&#233;seaux Moyenne tension (MT) et Baisse tension (BT) pour un co&#251;t de 50 932 000 francs Cfa.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Echographie au poste de sant&#233; de Ngay&#232;ne Sabakh&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Ngay&#232;ne Sabakh, une localit&#233; situ&#233;e &#224; moins de 1, 5 km de la Gambie, l'&#233;lectrification effective depuis 2019, permet d&#233;sormais au boucher Malick Ndiaye de conserver plus facilement sa viande.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233; permet de conserver les aliments&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ici, les habitants gardent encore en m&#233;moire l'intoxication alimentaire dont certains ont &#233;t&#233; victimes apr&#232;s avoir consomm&#233; du poisson pourri. Pour Mbengu&#233; Gaye, la pr&#233;sidente du GIE FAVEC (F&#233;d&#233;ration des associations villageoises d'&#233;pargne et de cr&#233;dit, &#8216;'l'acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233; permet de conserver les aliments''.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'On a de la glace sur place alors qu'auparavant, on se rendait &#224; Keur Ayib ou &#224; Madina Sabakh pour acheter le sachet de glace &#224; 450 et 500 francs Cfa. On peut conserver plus facilement maintenant la viande et le poisson. Nous transformons les produits locaux, nous faisons de l'enrichissement des aliments pour contribuer ainsi &#224; la lutte contre la malnutrition'', confie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Avec l'&#233;lectrification, le poste de sant&#233; peut r&#233;aliser des &#233;chographies alors qu'auparavant, les patients se rendaient &#224; Nioro o&#249; ils pouvaient attendre un &#224; deux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'On n'avait d'&#233;normes difficult&#233;s, surtout pendant l'hivernage. On n'avait un panneau solaire qui a une puissance limit&#233;e. Actuellement, on peut m&#234;me pratiquer l'&#233;chographie alors qu'auparavant, les femmes se rendaient &#224; Nioro o&#249; elles pouvaient attendre une &#224; deux journ&#233;e avant de faire l'&#233;chographie. Actuellement, on peut pratiquer cette &#233;chographie sur place'', confie l'Infirmier-chef de poste (ICP) Assane Sarr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il estime que c'est &#233;galement une source de revenus pour le poste de sant&#233;. Des recettes s'&#233;levant &#224; 3 millions 400 mille francs Cfa ont &#233;t&#233; r&#233;colt&#233;es, depuis l'installation de l'appareil, rel&#232;ve un document.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'L'&#233;lectricit&#233; nous procure beaucoup d'avantages. Elle nous a permis de sauver des vies. On peut faire les accouchements m&#234;me la nuit. On peut conserver facilement nos m&#233;dicaments'', dit l'ICP de Ngay&#232;ne Sabakh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectrification est comme &#8216;'un ouf de soulagement'', la satisfaction d'une &#8216;'vieille dol&#233;ance'', selon le maire Goumbo Gaye, qui rappelle que le village de Ngay&#232;ne a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a plus de 600 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Hier foyer de d&#233;part, aujourd'hui terre d'accueil &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'Le PUDC est un programme adapt&#233;. Pour qu'il y ait le d&#233;veloppement &#224; la base, il faut obligatoirement l'&#233;lectricit&#233;. Cela a permis le retour d'une partie importante des populations qui &#233;taient &#224; Kaolack, &#224; Dakar, en Gambie, parce que nous sommes sur une zone frontali&#232;re. Nous avons observ&#233; que les menuisiers m&#233;talliques sont de retour, les vendeurs de lait caill&#233; sont de retour. Nous avons &#233;galement observ&#233; que la conservation du poisson, de la viande marche bien. Les femmes disposent de moyens pour pouvoir transformer les produits locaux'', souligne l'&#233;lu local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;''On observait qu'au moment du ramadan, on vendait les sachets de glace &#224; 450 francs, aujourd'hui, le sachet est vendu &#224; 50 francs. Il y a 23 villages pour une population de 31.280 habitants. Maintenant, tous les villages convergent vers Ngay&#232;ne pour la r&#233;paration du mat&#233;riel agricole, la transformation de leurs produits'', d&#233;clare-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivant sur une zone frontali&#232;re, la population se sentait en un moment donn&#233; &#8216;'plus &#224; l'aise'' en Gambie qu'au S&#233;n&#233;gal, rel&#232;ve le maire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;''Les gens ne sentaient plus l'importance de r&#233;gler leurs probl&#232;mes au S&#233;n&#233;gal. La Gambie &#233;tant &#224; moins d'un kilom&#232;tre, les populations se disaient qu'il fallait partir en Gambie. Il arrivait m&#234;me que les parents d'&#233;l&#232;ves partent en Gambie pour les extraits de naissance de leurs enfants. Mais avec l'&#233;lectrification et cette nouvelle politique de d&#233;veloppement &#224; la base, nous voyons que les populations sont de retour. Les populations viennent d'autres horizons pour s'installer &#224; Ngay&#232;ne. Les conducteurs de moulins &#224; mil, des batteuses viennent de la Gambie s'installer ici. C'est de l'emploi cr&#233;&#233;'', salue Goumbo Gaye, qui annonce un programme de formation pour accompagner les femmes transformatrices et les menuisiers en bois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; 5000 francs par jour gr&#226;ce &#224; la vente de glace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au village de Keur Alpha, dans la commune de Thiomby (Kaolack), l'heure est &#233;galement aux transformations gr&#226;ce &#224; l'&#233;lectrification par le raccordement aux r&#233;seaux Moyenne tension et Baisse tension, pour un co&#251;t de 10 276 000 francs Cfa. Avec ses 802 &#226;mes, Keur Alpha existe depuis plus de 100 ans, selon son chef de village, Oumar Ndao. Avant l'&#233;lectrification, Ramou Sarr n'exer&#231;ait aucune activit&#233;. Aujourd'hui, sa vente de glace lui rapporte jusqu'&#224; 5.000 francs par jour.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;''Il y a beaucoup de r&#233;frig&#233;rateurs dans le village. Les conditions de vie s'am&#233;liorent. On peut conserver le poisson pendant une semaine. Gr&#226;ce &#224; la vente de glace, je peux gagner entre 2000 et 2500 francs CFa par jour. Le moulin &#224; mil et les d&#233;cortiqueuses fonctionnent &#224; l'&#233;lectricit&#233; alors qu'il fallait se rendre jusqu'&#224; Gandiaye, ce qui &#233;tait une perte de temps. Tout est fait maintenant sur place'', t&#233;moigne Mariama Ndao, 52 ans.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Avec l'&#233;lectricit&#233;, Djiby Mbaye, enseignant &#224; l'&#233;cole primaire, acc&#232;de plus facilement &#224; l'information. &#8216;'Nous avons acc&#232;s &#224; l'information par la t&#233;l&#233;vision. Avant, il fallait faire 5 km pour recharger son t&#233;l&#233;phone portable. Je peux aujourd'hui acc&#233;der &#224; l'Internet et faire des recherches pour documenter mes le&#231;ons. L'&#233;lectricit&#233; permet aujourd'hui aux &#233;l&#232;ves de mieux apprendre &#224; la maison'', dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Baol, les r&#233;sultats du volet &#233;lectrification du PUDC sont &#233;galement tangibles &#224; Sindiane 1 et Sindiane 2, villages de la commune de Dangalma, dans le d&#233;partement de Bambey. Plus de 19 millions de francs ont &#233;t&#233; investis pour le raccordement aux r&#233;seaux Moyenne tension et Basse tension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Sindiane 1, les populations saluent le raccordement &#224; l'&#233;lectricit&#233; et plaident pour l'extension de l'&#233;clairage public, ce qui permettrait de renforcer la s&#233;curit&#233; dans le village. Aujourd'hui, le forage du village fonctionne &#224; l'&#233;lectricit&#233;, alors qu'auparavant, il fallait 40 litres de gasoil par jour, selon Labba Thiam, un habitant de la localit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tourn&#233;e du PUDC dans les localit&#233;s &#233;lectrifi&#233;es par son programme a pris fin dans le terroir du Djoloff. A Mback&#233; Djolof, village de la commune de Sagatta (Lingu&#232;re), ce sont pas moins de 13 millions 342 millefrancs Cfa qui ont &#233;t&#233; inject&#233;s dans l'&#233;lectrification dont la mise en service au profit de 910 habitants, est intervenue en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; L'espoir d'un mieux-vivre dans la zone sylvopastorale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;''Nous sommes tr&#232;s contents. L'eau, le feu, l'herbe font partie des biens communs auxquels tout le monde a droit. Donc si, aujourd'hui, Mback&#233; Djolof, village de Mame Marame Mback&#233; b&#233;n&#233;ficie de l'&#233;lectricit&#233;, ses habitants ne peuvent que dire merci au gouvernement. L'&#233;lectrification procure beaucoup de bienfaits. Avant, il fallait recharger les t&#233;l&#233;phones portables ailleurs ; on pouvait m&#234;me &#233;garer son appareil. Il y a plus d'&#233;clairage, ce qui contribue au renforcement de la s&#233;curit&#233;. Les gens peuvent regarder la t&#233;l&#233;vision. La glace est produite sur place alors qu'on l'achetait ailleurs'', t&#233;moigne l'Imam El Hadj Mor Diama Ndiaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faty Balla Ndiaye, matrone de la case de sant&#233;, rappelle, elle, que &#8216;'l''&#233;lectricit&#233; est &#224; la base du d&#233;veloppement''. &#8216;'Aujourd'hui, les femmes peuvent produire de la glace et la vendre. Avec l'&#233;lectricit&#233;, il est possible de faire fonctionner nos moulins &#224; mil et nos d&#233;cortiqueuses. &#199;a vient juste de d&#233;marrer, mais le meilleur est &#224; venir. Il y a pleins d'opportunit&#233;s'', souligne Mme Ndiaye, qui plaide pour la transformation de la case de sant&#233; en centre de sant&#233;, compte tenu de l'&#233;volution d&#233;mographique de la localit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement de Lingu&#232;re toujours, les villages de Kamara, Mb&#232;yenne et N&#233;gu&#233; disposent chacun d'une centrale solaire capable d'alimenter les hameaux et villages voisins, pour les besoins domestiques et les activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus. L'&#233;lectrification permet aussi de renforcer la s&#233;curit&#233; dans une zone sylvopastorale o&#249; le ph&#233;nom&#232;ne du vol de b&#233;tail hante le sommeil de plus d'un &#233;leveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la deuxi&#232;me phase, le budget du PUDC est de 300 milliards avec le concours des Partenaires techniques et financiers comme la Banque islamique de d&#233;veloppement (BID), la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) et le Fonds saoudien de d&#233;veloppement (FSD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ses volets classiques (acc&#232;s &#224; l'eau, pistes de production, chaine de valeurs, &#233;lectricit&#233;, mat&#233;riel d'all&#233;gement des travaux des femmes), le programme s'est vu confier la construction de 300 postes de sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une nouvelle batteuse qui soulage les souffrances</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/Une-nouvelle-batteuse-qui-soulage-les-souffrances.html</link>
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		<dc:date>2018-06-11T13:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S&#233;o Ngaraf est cit&#233; en exemple dans cette communaut&#233; rurale de Bambey. Compos&#233;s essentiellement de cultivateurs, ses habitants &#233;taient confront&#233;s &#224; de dures conditions d'existence. Ne disposant pas d'unit&#233;s de transformation, une bonne partie de leurs r&#233;coltes se perdait dans la nature. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis l'installation d'une nouvelle batteuse, leur situation change et ils se sentent soulag&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fatou Dioug, pr&#233;sidente de l'association &#171; Sope Fatoumata Binetou &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avons re&#231;u cette batteuse, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH113/arton29-a6d10.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff29.jpg?1695795300&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S&#233;o Ngaraf est cit&#233; en exemple dans cette communaut&#233; rurale de Bambey. Compos&#233;s essentiellement de cultivateurs, ses habitants &#233;taient confront&#233;s &#224; de dures conditions d'existence. Ne disposant pas d'unit&#233;s de transformation, une bonne partie de leurs r&#233;coltes se perdait dans la nature.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'installation d'une nouvelle batteuse, leur situation change et ils se sentent soulag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fatou Dioug, pr&#233;sidente de l'association &#171; Sope Fatoumata Binetou &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous avons re&#231;u cette batteuse, pour soulager notre souffrance. Avant son arriv&#233;e, nous &#233;tions confront&#233;es &#224; de s&#233;rieux probl&#232;mes logistiques. Nous &#233;tions essentiellement d&#233;pendantes des autres villages et on s'y rendait en file indienne. Apr&#232;s chaque r&#233;colte, nous devions acheminer notre mil tr&#232;s loin, &#224; la recherche de vent frais, donc tributaires du climat. Il arrivait que les r&#233;coltes restent entre nos mains durant des jours, parce que les conditions climatiques n'&#233;taient pas favorables. Surtout en p&#233;riode hivernale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quand la machine est arriv&#233;e, nous avons constat&#233; un meilleur rendement. Et du coup, nous proposons m&#234;me nos services &#224; d'autres qui n'ont pas eu la m&#234;me chance. On travaillait comme des esclaves. D&#233;sormais, cette &#233;poque est r&#233;volue. Nous disposons maintenant de notre temps et trouvons d'autres occupations.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mbissa Diey, chef de village&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous sommes principalement des cultivateurs dans cette contr&#233;e. Chaque ann&#233;e, lors des r&#233;coltes, nous &#233;tions confront&#233;s &#224; d'&#233;normes difficult&#233;s pour tirer assez de profits de notre activit&#233;. Les batteuses venaient principalement de r&#233;gions lointaines et n'arrivaient pas toujours &#224; temps pour satisfaire tout le monde. Aussi, nous &#233;tions tr&#232;s heureux de recevoir cette batteuse, il y a quelque mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s r&#233;ception, nous ne savions pas trop comment la faire tourner, surtout qu'elle &#233;tait mal mont&#233;e. Nous avons d&#251; nous d&#233;brouiller seuls, avec l'aide d'un technicien, pour r&#233;gler le probl&#232;me, sur fonds propres. Au d&#233;but, les gens l'avaient boud&#233;e. Mais lorsqu'ils m'ont vu en tirer profit, ils ont &#233;t&#233; rassur&#233;s et ont fini par l'adopter. Nous nous en f&#233;licitons. Il est important d'apprendre &#224; p&#234;cher plut&#244;t que de demander du poisson tous les jours&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fass Thi&#232;k&#232;ne, une piste qui efface la peur et ram&#232;ne le sourire</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/Fass-Thiekene-une-piste-qui-efface-la-peur-et-ramene-le-sourire.html</link>
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		<dc:date>2018-04-22T12:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fass Thi&#232;k&#232;ne est distant de Koungheul d'environ 10 kilom&#232;tres. Et pourtant, il fallait toute une journ&#233;e aux cultivateurs pour effectuer l'aller et le retour afin d'&#233;couler le foin et autres marchandises. Ceux qui quittaient le village dans l'apr&#232;s-midi, &#233;taient assur&#233;s de passer la nuit &#224; Koungheul et ne rentraient que le lendemain. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est un tron&#231;on d'&#224; peine dix kilom&#232;tres, mais qui vaut de l'or. Les habitants de Fass Thi&#232;k&#232;ne &#233;taient compl&#232;tement enclav&#233;s et se d&#233;pla&#231;aient (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH119/arton22-1bb75.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff22.jpg?1695795000&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fass Thi&#232;k&#232;ne est distant de Koungheul d'environ 10 kilom&#232;tres. Et pourtant, il fallait toute une journ&#233;e aux cultivateurs pour effectuer l'aller et le retour afin d'&#233;couler le foin et autres marchandises. Ceux qui quittaient le village dans l'apr&#232;s-midi, &#233;taient assur&#233;s de passer la nuit &#224; Koungheul et ne rentraient que le lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L436xH306/sans-titre-19-0fd88.jpg?1699978397' width='436' height='306' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mari&#232;me, Mame Fatou et Maguette empruntent tous les jours la piste pour aller &#224; l'&#233;cole.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est un tron&#231;on d'&#224; peine dix kilom&#232;tres, mais qui vaut de l'or. Les habitants de Fass Thi&#232;k&#232;ne &#233;taient compl&#232;tement enclav&#233;s et se d&#233;pla&#231;aient difficilement lorsque survenait la saison des pluies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains villageois, surtout les enfants, y ont laiss&#233; leur vie, emport&#233;s par les eaux ou victimes de glissements de terrain. Depuis l'am&#233;nagement de la nouvelle piste construite par le PUDC, le sourire revient et l'activit&#233; &#233;conomique et sociale s'intensifie dans ce bassin arachidier.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une m&#232;re de famille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce village a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par un saint homme de Dieu du nom de Ibrahima Diaw. Lorsqu'il est arriv&#233; ici, il n'y avait rien, juste la nature &#224; perte de vue. Il y a &#233;rig&#233; un Daara, devenu mod&#232;le aujourd'hui dans l'&#233;ducation des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes des cultivateurs et appr&#233;cions &#224; sa juste valeur la construction de cette piste. D&#233;sormais, nous pouvons aller et venir comme nous le souhaitons. D'ailleurs, je me rends &#224; Koungheul pour revenir dans une heure en moto Djakarta&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nd&#232;ye Coumba, femme du Marabout&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'ann&#233;e derni&#232;re, un homme et son cheval ont &#233;t&#233; emport&#233;s par les eaux. Personne n'osait traverser cette zone. La piste est venue r&#233;gler notre probl&#232;me, avec des ponts fiables. En p&#233;riode hivernale, nous &#233;tions tous confin&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que la piste existe, nous n'avons enregistr&#233; aucun d&#233;c&#232;s, ni disparition. Mon &#233;poux g&#232;re un Daara ici, avec de nombreux talib&#233;s. Dieu merci, nous ne d&#233;plorons aucun accident li&#233; &#224; l'eau de pluie cette ann&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sar&#233;-Liou, la promesse du pr&#233;sident</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/sare-liou-la-promesse-du-president.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pudc.gouv.sn/sare-liou-la-promesse-du-president.html</guid>
		<dc:date>2017-03-13T13:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le village de Sar&#233;-Liou, situ&#233; dans la r&#233;gion de Matam, a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'installation d'un forage, d'un r&#233;seau d'&#233;lectrification et de construction de pistes rurales. &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a deux ans, vivre &#224; Sar&#233;-Liou dans la r&#233;gion de Matam, &#233;tait presque impossible. Un village compl&#232;tement enclav&#233;, o&#249; les populations et leur b&#233;tail peinaient &#224; survivre, par manque d'eau, d'&#233;lectricit&#233; et de routes praticables. Pour se ravitailler et donner &#224; boire &#224; leurs b&#234;tes, les villageois devaient parcourir pr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH100/arton28-1fb71.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le village de Sar&#233;-Liou, situ&#233; dans la r&#233;gion de Matam, a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'installation d'un forage, d'un r&#233;seau d'&#233;lectrification et de construction de pistes rurales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a deux ans, vivre &#224; Sar&#233;-Liou dans la r&#233;gion de Matam, &#233;tait presque impossible. Un village compl&#232;tement enclav&#233;, o&#249; les populations et leur b&#233;tail peinaient &#224; survivre, par manque d'eau, d'&#233;lectricit&#233; et de routes praticables. Pour se ravitailler et donner &#224; boire &#224; leurs b&#234;tes, les villageois devaient parcourir pr&#232;s de 25 kilom&#232;tres. Et lorsqu'il y avait un malade &#224; &#233;vacuer, il fallait &#233;galement parcourir la m&#234;me distance &#224; dos d'&#226;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir de 2009, dans le cadre d'une tourn&#233;e &#233;lectorale, le futur pr&#233;sident de la R&#233;publique leur fait une promesse : &#171; &lt;i&gt;Je veux mettre fin &#224; vos corv&#233;es d'eau qui occasionnent des probl&#232;mes de sant&#233;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, en plus du forage construit, il a &#233;tendu son aide aux femmes en leur fournissant des &#233;quipements agricoles. Aujourd'hui, Sar&#233;-Liou peut &#234;tre fier de son ch&#226;teau d'eau, de son cheptel. Mais ce qui fait surtout son honneur, c'est le nouveau r&#233;seau &#233;lectrique que le PUDC y a install&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.pudc.gouv.sn/IMG/jpg/sare-liou-10-mars-2017-.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L500xH261/sare-liou-10-mars-2017--37b64.jpg?1699978420' width='500' height='261' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ousmane Sognane, &#233;leveur &#224; Sar&#233;-Liou&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Mon fr&#232;re m'avait fait partir en France, puis en Italie. J'y suis rest&#233; 4 ans. Finalement, n'ayant pas les papiers pour y vivre et travailler, je suis revenu au village. Je cultive mon champs et g&#232;re notre b&#233;tail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec tous ces changements en cours, nul n'a plus besoin de s'exiler. Nous devons construire notre pays et assurer l'avenir de nos enfants&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Djibril Sognane, chef de village de Sar&#233;-Liou&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le chef de village de Sar&#233;-Liou est un mod&#232;le. Apr&#232;s 40 ans pass&#233;s en Europe, il est rentr&#233; dans son village pour y mener une vie paisible aupr&#232;s des siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancien ouvrier sp&#233;cialis&#233; chez Renault et Simca, il parcourt aujourd'hui les rues de son village avec une certaine fiert&#233;. Sa maison accueille, en permanence, toutes les forces vives de la localit&#233; qui font tourner le village. Derri&#232;re sa vaste concession, se dresse le nouveau poste de sant&#233;, en cours de construction, que l'Etat va prendre en charge d&#233;sormais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant trois ans, les jeunes ressortissants originaires de Sar&#233;-Liou et vivant &#224; l'&#233;tranger en ont assur&#233; le fonctionnement en prenant en charge les salaires du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bineta Top Diop, vendeuse de glace et g&#233;rante de boutique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je suis arriv&#233;e &#224; Sar&#233;-Liou en 1997 venant de Dakar (Parcelles assainies), pour y rejoindre mon mari. Lui vit en Italie actuellement et a install&#233; cette boutique afin que je la g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'arriv&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; dans le village, nous sommes sous un nouveau jour. Mon frigo fonctionne et je vends de la glace. Cette activit&#233; me rapporte un compl&#233;ment de revenus. La vie est meilleure ici et pour rien au monde, je ne retournerai &#224; Dakar&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tessek&#233;r&#233;, la longue marche des caravanes</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/tessekere-la-longue-marche-des-caravanes.html</link>
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		<dc:date>2017-03-10T16:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Situ&#233;e dans l'arrondissement de Yang-Yang (d&#233;partement de Lingu&#232;re), Tess&#233;k&#233;r&#233; est un vaste territoire dans le Ferlo. Dans cette zone de transition bioclimatique tr&#232;s &#233;tendue, entre le domaine saharien au nord et les savanes soudaniennes au sud, les &#233;pisodes successifs de s&#233;cheresse, qui ont touch&#233; l'Afrique ces derni&#232;res ann&#233;es, ont engendr&#233; des crises majeures &#233;cologiques et humaines. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette situation, combin&#233;e &#224; des facteurs anthropiques, a s&#233;rieusement affect&#233; les grands &#233;quilibres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH119/arton24-ffe3e.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff24.jpg?1695794940&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233;e dans l'arrondissement de Yang-Yang (d&#233;partement de Lingu&#232;re), Tess&#233;k&#233;r&#233; est un vaste territoire dans le Ferlo. Dans cette zone de transition bioclimatique tr&#232;s &#233;tendue, entre le domaine saharien au nord et les savanes soudaniennes au sud, les &#233;pisodes successifs de s&#233;cheresse, qui ont touch&#233; l'Afrique ces derni&#232;res ann&#233;es, ont engendr&#233; des crises majeures &#233;cologiques et humaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette situation, combin&#233;e &#224; des facteurs anthropiques, a s&#233;rieusement affect&#233; les grands &#233;quilibres &#233;cologiques, entra&#238;nant une d&#233;gradation des ressources naturelles et une baisse des productions agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation &#233;tait compliqu&#233;e et le d&#233;sarroi total pour les habitants de cette partie nord du pays. L'eau &#233;tait une denr&#233;e rare, malgr&#233; l'existence d'un forage, qui tombait souvent en panne &#224; cause de la surexploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, le PUDC a install&#233; l'un des trois plus gros forages qu'il compte &#224; son actif sur l'ensemble du pays. L'imposant ouvrage atteint une profondeur de 270 m&#232;tres avec un d&#233;bit de 260 m3/heure, dispose d'un nouveau ch&#226;teau d'eau sur&#233;lev&#233; de 35 m&#232;tres avec une capacit&#233; de 1.000 m3 et d'un &#233;quipement pour alimenter l'ancien ch&#226;teau d'eau de 200 m3 et le syst&#232;me existant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, l'eau coule &#224; flots &#224; Tess&#233;k&#233;r&#233; et dans les villages environnants, permettant aux populations et au b&#233;tail d'&#233;tancher leur soif et aux femmes d'avoir des p&#233;rim&#232;tres mara&#238;chers.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aly Thierno Sow : pr&#233;sident de l'unit&#233; pastorale de Tess&#233;k&#233;r&#233; : &#171; Le forage g&#233;n&#232;re pr&#232;s de sept millions de recette &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous sommes environ 380 &#233;leveurs dans ce village. Notre activit&#233; principale consiste &#224; nous occuper du b&#233;tail. Nous vendons nos b&#234;tes &#224; Dahra. Lors de grandes f&#234;tes, comme la Tabaski, nous pouvons aussi bien fournir des moutons aux revendeurs sur place, comme il nous est possible d'aller jusqu'&#224; Dakar pour vendre nous-m&#234;mes nos b&#234;tes. Avec le forage, nous nous en sortons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il arrive, comme c'est le cas actuellement, que les difficult&#233;s viennent du manque de pluie. Les animaux n'ont pas grand-chose &#224; manger. D'ailleurs, le gouvernement vient de nous envoyer 20 tonnes de nourriture pour le b&#233;tail, afin de nous soulager un peu, sinon, la situation pourrait &#234;tre catastrophique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons que l'on puisse utiliser l'eau du forage, comme c'&#233;tait pr&#233;vu, pour am&#233;nager des zones de p&#226;turage. Avec ses 1000 m3, le forage pourrait nous permettre de r&#233;aliser des cultures hors saison des pluies. Ce qui r&#233;glerait d&#233;finitivement le probl&#232;me de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons constat&#233; qu'il y a des failles au niveau des canalisations et l'eau se perd dans la nature. Nous avions un contrat de six mois avec les responsables des installations, mais on a l'impression que le suivi fait d&#233;faut. Nous achetons tr&#232;s cher le carburant et n'avons pas le droit de perdre cette eau si pr&#233;cieuse. L'autre souci, c'est que les transhumants, propri&#233;taires de troupeaux, ne paient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en train d'en discuter entre nous afin de trouver une solution &#233;quitable. Nous avons besoin de ces ressources pour assurer la maintenance du forage et payer les salaires des ouvriers. Le forage, au bas mot, peut rapporter environ sept millions. Il faut juste que la gestion soit plus rigoureuse et que tout le monde soit concern&#233;. Il y va de notre int&#233;r&#234;t commun&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;[bloc_gris]&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Doro : Le talib&#233; baye Niass de Tess&#233;k&#233;r&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il se vante d'&#234;tre l'ami et le compagnon de route de Monsieur le Maire. Mais sa fiert&#233; absolue, c'est d'avoir choisi de quitter Saly, la station baln&#233;aire, o&#249; il travaillait comme h&#244;telier, pour &#233;lire domicile &#224; Tess&#233;k&#233;r&#233;, le pays de ses anc&#234;tres. Dans sa vaste concession, v&#233;ritable havre de paix, il m&#232;ne une vie simple et respectueuse, en compagnie de sa jeune &#233;pouse et de ses trois enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doro pratique l'&#233;levage et vit de la vente de ses b&#234;tes. Pour lui, le forage joue un r&#244;le important. D'ailleurs, il a pu installer une borne-fontaine en face de son domicile, ce qui lui donne un privil&#232;ge inestimable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec impatience, il attend la mise en route du r&#233;seau de distribution d'eau, afin de soulager la soif de ses b&#234;tes et offrir &#224; sa femme la possibilit&#233; de pratiquer du mara&#238;chage. Une activit&#233; inimaginable, il y a seulement deux ans, dans cette localit&#233; sujette &#224; la s&#233;cheresse et au manque de pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[/bloc_gris]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un moulin qui change la vie des femmes</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/un-moulin-qui-change-la-vie-des-femmes.html</link>
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		<dc:date>2017-02-13T13:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ndiondoune se trouve &#224; proximit&#233; de Nianiane, dans la r&#233;gion de Fatick. Ce matin-l&#224;, les hommes sont d&#233;j&#224; partis aux champs depuis 6 heures et les femmes s'activent &#224; la maison. C'est le c&#339;ur l&#233;ger que ces derni&#232;res se rendent sur la grande place du village pour y d&#233;poser leurs bassines de c&#233;r&#233;ales, juste &#224; l'entr&#233;e d'un petit local qui abrite, depuis un an, leur nouveau moulin devenu l'embl&#232;me du village. &lt;br class='autobr' /&gt; Nd&#232;ye Ndiaye, 43 ans, fait partie de l'association villageoise. Elle est mari&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH113/arton23-f1aef.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff23.jpg?1695795000&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ndiondoune se trouve &#224; proximit&#233; de Nianiane, dans la r&#233;gion de Fatick. Ce matin-l&#224;, les hommes sont d&#233;j&#224; partis aux champs depuis 6 heures et les femmes s'activent &#224; la maison. C'est le c&#339;ur l&#233;ger que ces derni&#232;res se rendent sur la grande place du village pour y d&#233;poser leurs bassines de c&#233;r&#233;ales, juste &#224; l'entr&#233;e d'un petit local qui abrite, depuis un an, leur nouveau moulin devenu l'embl&#232;me du village.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nd&#232;ye Ndiaye, 43 ans, fait partie de l'association villageoise. Elle est mari&#233;e et a deux enfants. Elle se rappelle qu'avant l'arriv&#233;e de la machine, elle se levait, comme toutes les autres femmes du village, avant les hommes, &#224; 4 heures du matin, pour s'adonner aux multiples t&#226;ches m&#233;nag&#232;res. Elles pilaient le mil, pour en faire une farine grossi&#232;re, qu'elles tamisaient afin de pr&#233;parer le couscous, ou de la bouillie. Le travail &#233;tait rude et ne leur donnait aucun r&#233;pit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de soulager leurs charges et leur permettre un meilleur &#233;panouissement, le PUDC leur a install&#233; un moulin, il y a un an. Regroup&#233;es en association, surnomm&#233;e &#171; Mbongayif &#187; (&#171; Esprit commun &#187;), les femmes g&#232;rent l'activit&#233; de la machine pour en tirer le meilleur rendement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Coumba Cheikh Seck, pr&#233;sidente de l'association des femmes de Ndiondoune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cette machine a chang&#233; notre vie. Elle nous permet d'accroitre nos ressources. Avec l'ancien moulin, on croulait sous les charges li&#233;es &#224; l'entretien et &#224; la maintenance. On vidait notre caisse pour faire face aux d&#233;penses multiples qu'occasionnait son utilisation. D&#233;sormais, avec cette nouvelle machine du PUDC, nous ne pouvons que remercier le Bon Dieu. Nous nous en sortons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis un an qu'elle tourne, nous n'avons rencontr&#233; aucun probl&#232;me. Avant, on se levait &#224; 4h du matin, pour aller arroser notre potager, avant de piler le mil, pour ensuite nous rendre aux champs. Cela prenait beaucoup de temps et on avait du mal &#224; joindre les deux bouts. Le soir, on souffrait de terribles douleurs sur tout notre corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La machine nous a enlev&#233; cette corv&#233;e. D&#233;sormais, nous avons juste &#224; d&#233;poser nos calebasses devant la machine, le matin &#224; 7 heures, avant de nous rendre au potager. A notre retour, le travail est d&#233;j&#224; fait. Nous n'avons qu'&#224; pr&#233;parer nos repas et nous occuper de nos enfants qui vont &#224; l'&#233;cole, avant de rejoindre nos hommes aux champs.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Assane Sonar Ngom chef de village de Ndiondoune&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La machine a compl&#232;tement chang&#233; notre quotien, surtout celui de nos femmes. Nous voyons, jour apr&#232;s jour, les b&#233;n&#233;fices sur notre environnement et notre bien-&#234;tre. Notre communaut&#233; enti&#232;re est concern&#233;e et tout le monde participe &#224; cet effort de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons que nous f&#233;liciter de cet apport technologique et demandons aux autorit&#233;s concern&#233;es de poursuivre dans cette voie&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un nouveau forage &#224; Keur Baba</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/un-nouveau-forage-a-keur-baba.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pudc.gouv.sn/un-nouveau-forage-a-keur-baba.html</guid>
		<dc:date>2016-12-13T13:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;ception du nouveau forage de Keur Baba (Diourbel) a eu lieu en d&#233;cembre 2016. Depuis, le manque d'eau est devenu un vieux souvenir pour les nombreux terroirs environnants. &lt;br class='autobr' /&gt; L'alimentation &#171; de plus de 10 hameaux &#233;parpill&#233;s dans un r&#233;seau d'adduction d'eau de plus de 30 km a &#233;t&#233; effective. Le ch&#226;teau d'eau de 20 m&#232;tres de hauteur et d'une capacit&#233; de 200 m&#232;tres cubes ouvre d'autres perspectives aux usagers. &lt;br class='autobr' /&gt;
La construction du forage a permis aux habitants de Keur Baba de s'adonner (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH97/arton31-c12d3.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff31.jpg?1695794940&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;ception du nouveau forage de Keur Baba (Diourbel) a eu lieu en d&#233;cembre 2016. Depuis, le manque d'eau est devenu un vieux souvenir pour les nombreux terroirs environnants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'alimentation &#171; de plus de 10 hameaux &#233;parpill&#233;s dans un r&#233;seau d'adduction d'eau de plus de 30 km a &#233;t&#233; effective. Le ch&#226;teau d'eau de 20 m&#232;tres de hauteur et d'une capacit&#233; de 200 m&#232;tres cubes ouvre d'autres perspectives aux usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction du forage a permis aux habitants de Keur Baba de s'adonner &#224; la culture maraich&#232;re. Un p&#233;rim&#232;tre de 5 hectares a &#233;t&#233; &#233;rig&#233; en bordure du ch&#226;teau d'eau. Les anciens du village, parmi lesquels l'imam et le chef de village, saluent cette initiative du PUDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fier d'assurer d&#233;sormais son autosuffisance en eau potable, Keur Baba se targue m&#234;me de venir en aide &#224; son voisin, Ta&#239;f, lors de manifestations religieuses.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ass Top, chef de village&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous &#233;tions confront&#233;s &#224; d'&#233;normes difficult&#233;s pour avoir de l'eau potable. Les gens parcouraient des kilom&#232;tres &#224; la recherche du pr&#233;cieux liquide. Le premier puits qui a &#233;t&#233; creus&#233; ici faisait presque 105 m&#232;tres de profondeur. Et tr&#232;s rapidement, l'eau a manqu&#233;. En 2002, il y a eu un deuxi&#232;me puits puis en 2016, nous avons r&#233;ceptionn&#233; ce nouveau forage. Jusqu'&#224; pr&#233;sent nous ne pratiquions que la culture de l'arachide et du mil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais depuis que le nouveau forage est l&#224;, nous faisons du mara&#238;chage. Chaque chef de famille dispose de son compteur d'eau. En moyenne, je paie en tout 10 000 FCFA, pour ma consommation &#224; la maison et dans les champs. Dix personnes vivent sous mon toit. Les &#233;leveurs peulhs poss&#232;dent des champs ici qu'ils cultivent aussi. Nous appr&#233;cions &#233;galement la qualit&#233; de l'eau. De l'avis des &#233;leveurs, les animaux ont une meilleure sant&#233; depuis l'installation du nouveau forage. Les populations de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que cultivateurs, nous avons constat&#233; que la qualit&#233; de l'herbe est meilleure et elle pousse assez rapidement. Sans doute, faudrait-il faire des analyses scientifiques pour en d&#233;terminer l'origine&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;El hadj Pilor, imam de la mosqu&#233;e du village&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le fondateur de Keur Baba s'appelait Baba. Il est originaire du Djolof. A l'&#233;poque, les anciens venaient juste passer l'hivernage ici pour cultiver la terre. Ils retournaient dans le Djolof &#224; la fin de chaque hivernage. Il y avait juste une &#233;cole coranique. Maintenant, nous disposons, en dehors de l'&#233;l&#233;mentaire d'un &#233;tablissement secondaire. Nous sommes tr&#232;s satisfaits de cette eau. Les transhumants nous en disent que du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre seul souci actuellement vient de l'ancien puits qui a &#233;t&#233; scell&#233;. On aurait souhait&#233; pouvoir y acc&#233;der et utiliser l'eau pour le b&#233;tail plut&#244;t que de le voir ferm&#233;. Nous pensons que c'est du gaspillage, alors que le puits constitue un point de ravitaillement important et peut jouer un r&#244;le important dans le dispositif de ravitaillement&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les beaut&#233;s du mara&#238;chage</title>
		<link>https://www.pudc.gouv.sn/les-beautes-du-maraichage.html</link>
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		<dc:date>2016-12-13T13:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



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&lt;p&gt;Madina Carrefour est un village de 500 habitants, situ&#233; &#224; dix kilom&#232;tres de Bakel, &#224; l'intersection de la bretelle qui m&#232;ne &#224; Ourossogui. Cette localit&#233;, fond&#233;e en 1989, accueille des S&#233;n&#233;galais jadis install&#233;s en Mauritanie, mais contraints au retour au pays natal, au lendemain de l'&#233;clatement du conflit s&#233;n&#233;galo- mauritanien. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour ces populations, l'acc&#232;s &#224; l'eau potable a longtemps &#233;t&#233; un casse-t&#234;te. Disposant d'un forage neuf, les femmes de la localit&#233; ont entrepris la cr&#233;ation d'un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH119/arton30-44bc6.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff30.jpg?1695794940&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Madina Carrefour est un village de 500 habitants, situ&#233; &#224; dix kilom&#232;tres de Bakel, &#224; l'intersection de la bretelle qui m&#232;ne &#224; Ourossogui. Cette localit&#233;, fond&#233;e en 1989, accueille des S&#233;n&#233;galais jadis install&#233;s en Mauritanie, mais contraints au retour au pays natal, au lendemain de l'&#233;clatement du conflit s&#233;n&#233;galo- mauritanien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ces populations, l'acc&#232;s &#224; l'eau potable a longtemps &#233;t&#233; un casse-t&#234;te. Disposant d'un forage neuf, les femmes de la localit&#233; ont entrepris la cr&#233;ation d'un p&#233;rim&#232;tre destin&#233; au maraichage. Une activit&#233; qui leur ouvre de nouvelles perspectives &#233;conomiques et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;termin&#233;es, les femmes de Madina Carrefour ont su relever un d&#233;fi de taille : faire sortir de terre des l&#233;gumes pour leur propre consommation et en vendre aux villages voisins gr&#226;ce au forage install&#233; par le Pudc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[bloc_gris]&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Alassane Sow, chef de village de Madina Carrefour&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1989, iI faisait partie des ressortissants s&#233;n&#233;galais refoul&#233;s de la Mauritanie. Son p&#232;re, qui &#233;tait rest&#233; au S&#233;n&#233;gal, l'a accueilli et initi&#233; au m&#233;tier d'&#233;leveur. Aujourd'hui, Madina Carrefour a gagn&#233; la bataille de l'eau et b&#233;n&#233;ficie d'une belle vitrine dans toute la r&#233;gion gr&#226;ce &#224; ses l&#233;gumes et son eau potable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[/bloc_gris]&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, il y a de l'eau en abondance et &#224; toutes les heures, se r&#233;jouissent les villageois. Nous avons maintenant l'eau potable &#224; notre port&#233;e. On peut en boire, se laver, faire la vaisselle, abreuver le b&#233;tail, alors que tout cela n'&#233;tait pas possible en m&#234;me temps&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des bas-fonds aux robinets : l'histoire de l'eau potable &#224; Ya Moussa</title>
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		<dc:date>2016-03-16T12:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'image est symbolique &#224; plus d'un titre : une petite fille qui offre un pot d'eau au directeur g&#233;n&#233;ral du Programme d'urgence de d&#233;veloppement communautaire (PUDC). Un instant qui marque une nouvelle &#232;re pour les habitants du village de Ya Moussa, situ&#233; la commune de Dind&#233;f&#233;lo (est). &lt;br class='autobr' /&gt; Le geste de la fille fait ressurgir aussi le souvenir du probl&#232;me d'acc&#232;s &#224; l'eau dans ce village de quelque 300 habitants. Cinq mois auparavant, l'image de la m&#234;me fille partie chercher de l'eau dans des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pudc.gouv.sn/-Temoignages-.html" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L150xH99/arton42-e1a4e.jpg?1699978420' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'image est symbolique &#224; plus d'un titre : une petite fille qui offre un pot d'eau au directeur g&#233;n&#233;ral du Programme d'urgence de d&#233;veloppement communautaire (PUDC). Un instant qui marque une nouvelle &#232;re pour les habitants du village de Ya Moussa, situ&#233; la commune de Dind&#233;f&#233;lo (est).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le geste de la fille fait ressurgir aussi le souvenir du probl&#232;me d'acc&#232;s &#224; l'eau dans ce village de quelque 300 habitants. Cinq mois auparavant, l'image de la m&#234;me fille partie chercher de l'eau dans des conditions difficiles avait marqu&#233; l'&#233;quipe du PUDC.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L500xH331/undp-sn-yamoussa-pudc2-b7918.jpg?1699978420' width='500' height='331' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans cette localit&#233; nich&#233;e au milieu de la v&#233;g&#233;tation et au pied des montagnes, le ravitaillement en eau est un parcours du combattant. Il faut creuser dans les endroits o&#249; la nappe phr&#233;atique affleure rapidement et recueillir une eau boueuse et impropre &#224; la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rallier Ya Moussa, &#224; partir de K&#233;dougou, soit 25 kilom&#232;tres environ, il faut emprunter une piste en lat&#233;rite avant d'atteindre les cases aux toits en paille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rares sont les voitures qui peuvent s'y aventurer. Le v&#233;lo et la moto sont les principaux moyens de transport. Pendant l'hivernage, l'acc&#232;s devient encore plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il n'y a pas d'&#233;cole. Pour &#233;tudier, les enfants vont &#224; pied &#224; S&#233;gou, un village situ&#233; &#224; quatre km, ou &#224; Afia Thiabi Carr&#233;, &#224; 1,5 km. Lorsqu'on tombe malade, il faut aller &#224; Dind&#233;f&#233;lo pour se faire soigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants de Ya Moussa vivent de la culture du mil, de l'arachide et du coton. Ils pratiquent aussi l'&#233;levage et l'orpaillage, une activit&#233; connue ici sous le nom de &#171; dioura &#187; et tr&#232;s r&#233;pandue dans cette zone aurif&#232;re. Mais depuis sa cr&#233;ation en 1977, Ya Moussa &#233;tait confront&#233; &#224; un probl&#232;me crucial : celui de l'acc&#232;s &#224; l'eau potable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tait tellement s&#233;rieux qu'il mena&#231;ait l'existence du village. &#171; &lt;i&gt;L'existence du village commen&#231;ait &#224; se poser s&#233;rieusement. Des habitants l'ont quitt&#233;&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne Mamadou Ba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les femmes ont beaucoup souffert. Il fallait se lever tr&#232;s t&#244;t et aller creuser le sol, afin de recueillir une maigre quantit&#233; d'eau. Quelle eau ! C'&#233;tait tr&#232;s difficile&lt;/i&gt; &#187;, se souvient une d&#233;l&#233;gu&#233;e de femmes du village, Fatou Traor&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consommation de cette eau boueuse a eu des cons&#233;quences sur la sant&#233; des populations. Au poste de Dind&#233;f&#233;lo, les habitants de Ya Moussa viennent r&#233;guli&#232;rement se faire soigner de maladies diarrh&#233;iques. Cela emm&#232;ne le responsable de l'&#233;tablissement de sant&#233; &#224; profiter de la visite d'une &#233;quipe du PUDC pour attirer son attention sur l'enjeu de l'acc&#232;s &#224; l'eau &#224; Ya Moussa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes pr&#233;alables &#224; la r&#233;alisation d'un forage sont faites et la conduite des travaux confi&#233;e au G&#233;nie militaire. R&#233;sultat : pour la premi&#232;re fois, depuis sa fondation en 1977, le village boit de l'eau potable, gr&#226;ce au forage construit dans le cadre de l'ex&#233;cution du PUDC. D'un co&#251;t de 20 millions de francs CFA, l'ouvrage r&#233;ceptionn&#233; lundi en pr&#233;sence du maire de Dind&#233;f&#233;lo et du directeur g&#233;n&#233;ral du PUDC, Cheikh Diop, a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; en cinq mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fonctionnant &#224; l'&#233;nergie solaire, ce forage d'une capacit&#233; de 3,5 m&#232;tres cubes par heure est &#233;quip&#233; d'un r&#233;servoir d'une capacit&#233; de cinq mille litres. Pourtant, le village n'&#233;tait pas inscrit dans le programme initial.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pudc.gouv.sn/local/cache-vignettes/L500xH375/undp-sn-yamoussa-pudc1-cc354.jpg?1699978420' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour le maire de Dind&#233;f&#233;lo, Kikala Diallo, qui salue cette r&#233;alisation, le PUDC est un &#171; &lt;i&gt;programme de justice sociale&lt;/i&gt; &#187;, qui met les S&#233;n&#233;galais &#171; &lt;i&gt;sur un pied d'&#233;galit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Une fa&#231;on pour lui de dire que le d&#233;veloppement ne concerne pas seulement les villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce forage, les habitants de Ya Moussa s'approvisionnent d&#233;sormais en eau aussi potable que celle consomm&#233;e dans les quartiers de Dakar, se r&#233;jouit le directeur g&#233;n&#233;ral du PUDC. &#171; &lt;i&gt;L'eau est un droit (&#8230;) Ces populations souffraient d'un manque d'infrastructures. Ce forage r&#233;tablit une justice sociale. Il renforce le sentiment d'appartenance des b&#233;n&#233;ficiaires &#224; la nation s&#233;n&#233;galaise&lt;/i&gt; &#187;, ajoute M. Diop, &#233;voquant d&#233;j&#224; la possibilit&#233; pour les femmes de pratiquer le maraichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le village de Ya Moussa, dont l'existence &#233;tait menac&#233;e, une nouvelle &#232;re s'annonce. Selon Ibrahima Sory Ciss&#233;, 28 ans, et Fod&#233; Ciss&#233;, 39 ans, des habitants du village, le nouvel ouvrage aura l'avantage de mettre fin aux maladies li&#233;es &#224; l'eau. Surtout, ajoutent-ils : &#171; &lt;i&gt;Les femmes vont d&#233;sormais pouvoir se reposer&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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